AVOCAT-ALCOOL AU VOLANT
AVOCAT-CONDUITE SOUS
L'EMPIRE D'ALCOOL
AVOCAT-CONDUITE EN ETAT
D'IVRESSE



Au volant, le taux maximum
d'alcoolémie autorisé est de
0,49 g/l de sang ou
0,24 mg/l d'air.
Au-delà,
deux niveaux d'infraction sont établis :
1) de 0,5 g/l jusqu'à
0,79 g/l de sang (0,25 et 0,39 mg/l d'air), c'est une
contravention de 4e classe ;
2) à partir de 0,8 g/l
de sang (0,40 mg/l d'air), c'est
un délit.
ATTENTION :
Le refus de se soumettre à une vérification du
taux d'alcoolémie dans le sang est également considéré comme un
délit.
Le
véhicule est immobilisé
(sauf si un passager non
alcoolisé prend le volant),
des mesures de
rétention
immédiate du permis
pour 72 heures
pouvant être décidées par
les forces de l'ordre –
durée pendant laquelle le
préfet peut prendre un
arrêté de suspension de six
mois maximum.
Une
garde à vue peut
également être décidée pour
entendre le contrevenant qui
sera jugé ultérieurement au
tribunal correctionnel.
Il
encourt une
amende jusqu'à 4 500
euros, une
suspension
ou une
annulation
du permis jusqu'à cinq
ans.
Il
s'expose surtout à une
peine de prison de deux ans
maximum.
Toutes
ces sanctions
risquent d'être fortement
alourdies en cas
d'accident provoquant des
blessures graves
(dix
ans de suspension du permis
et jusqu'à 45 000 euros
d'amende).
•
En cas de récidive
avec un taux d'alcoolémie égal ou
supérieur à 0,8 g/l de sang ou de refus de se soumettre à une
vérification,
le véhicule peut être confisqué.
De plus, l'annulation
du permis est prononcée de plein droit,
la peine de
prison
pouvant alors aller
jusqu'à quatre ans
et l'amende jusqu'à 9 000 euros.
Un travail
d'intérêt général, des
jours-amendes ou la
confiscation du véhicule
peuvent être prononcés à la place de l'emprisonnement ou de
l'amende.
LES SANCTIONS PREVUES EN CAS DE CONTRAVENTION :
Désormais, le décret n°2003-462 du 11 juillet
2003 prévoit, dès le seuil de 0,5 g/l
atteint, le
retrait de 6 points
sur le permis de conduire et une
amende forfaitaire de 135 euros
(minorée à 90 euros en cas de paiement dans les trois jours et
majorée à 375 euros au-delà de trente jours).
De plus, en cas de passage devant le tribunal,
le juge peut décider de
suspendre le permis
pour trois ans.
À noter : désormais,
avec l'instauration du permis probatoire (doté de 6 points), les
conducteurs novices contrevenants perdront leur permis.
LES CONSEQUENCES EN MATIERE D'ASSURANCE :
Si le conducteur
contrôlé « positif » est blessé, il ne percevra rien au titre de la
garantie conducteur ni au titre des autres garanties individuelles
accidents.
1- Il ne sera
pas remboursé des frais de réparation et ne sera pas assisté pour sa
défense devant le tribunal correctionnel.
2- Son contrat
pourra être résilié ou sa prime majorée.
LES MESURES D'URGENCE :
Vous devez réagir très
vite.
En effet, une mesure de
rétention de votre permis
à déjà sans doute été ordonnée
pendant 72 heures.
Le Préfet va prendre dans les 72 heures une mesure de
suspension provisoire
de votre permis (maximum 6 mois!).
Aussi, un Avocat
pourrait introduire un recours gracieux auprès du Préfet afin
de tenter de suspendre les effets de sa décision.
Le Juge pénal
prononcera alors définitivement votre peine soit par ordonnance
pénale (jugement en votre absence), soit par jugement.
Il est possible
également que vous soyez convoqué dans le cadre d'une CRPC
(comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) c'est
à dire devant le Procureur (l'assistance d'un avocat est
obligatoire). Il s'agit d'une négociation avec le Procureur.
Il est important que
vous confiez votre dossier le plus rapidement possible à un
cabinet d'Avocats spécialisés en droit pénal routier afin qu'il
sollicite la copie de votre dossier pénal soit pour rechercher
d'éventuels vices de procédure en amont, soit pour préparer
le plus efficacement votre défense au fonds.